Dans son volet économique, le discours du Président, prononcé mardi dernier au siège du ministère de la Défense nationale lors la remise de grades aux officiers supérieurs, sest articulé autour de quatre questions. Dabord, la nécessité de réduire la dépendance du pétrole car, même si le pays connaît laisance financière qui lui permet de lever la contradiction dêtre à la fois riche et sous-développé, le développement «ne saurait être lié à la fluctuation des prix des produits énergétiques sur les marchés internationaux», a-t-il dit. Lère post-pétrole doit être préparée par la rationalisation de lutilisation «de nos richesses [
] pour assurer un lendemain meilleur aux futures générations». Par quelles actions ? «LEtat a adopté des politiques dencouragement et de diversification dactivités productives dans plusieurs secteurs en allouant dimportantes enveloppes financières au titre du programme de relance économique et du fonds demploi de jeunes», a-t-il rappelé, bien que «les résultats demeurent insatisfaisants et bien en deçà de nos ambitions». Deuxième question évoquée, un rappel du programme de relance économique adopté dès le premier mandat et qui a «englobé différentes régions du pays et touché les secteurs vitaux de lenseignement, de la formation, de la santé, de lhabitat, de leau, de lagriculture, des transports, des télécommunications, des travaux publics et autres. Ce plan a permis au pays de se transformer en un immense chantier dont le bilan fut positif et encourageant et a contribué à la consolidation des infrastructures et des services, au développement des outils de production, à lencouragement de linvestissement et à la promotion des conditions sociales. Ce qui a favorisé le rétablissement de la confiance du citoyen en lui-même, en son Etat et en son avenir et a permis à la jeunesse de renouer avec lespoir.» Bien sûr, le programme complémentaire de soutien à la croissance économique nest pas en reste, et au président de le rappeler : «Après que notre pays eut récupéré ses ressources vitales et dans le but de finaliser le processus de renouveau et de développement pour réaliser les objectifs fixés, nous avons initié un programme complémentaire de soutien au développement [2005-2009] pour lequel une enveloppe financière de lordre de 60 milliards de dollars a été allouée.» Un programme qui repose sur cinq principaux axes : «Lamélioration des conditions de vie, le développement de linfrastructure, le soutien à la croissance économique, la modernisation du service public et la promotion des technologies de la communication.» Quant au programme de développement du Sud et des Hauts Plateaux, il a été «mis en place, portant à 100 milliards de dollars le montant de lenveloppe budgétaire publique allouée à linvestissement durant notre deuxième mandat», a-t-il rappelé. Troisième question évoquée, la dette extérieure. Le Président a fait remarquer que «lAlgérie a, en effet, procédé, de 1986 à 2005, au remboursement de quelque 114,5 milliards de dollars, dont 82,5 milliards de dollars de principal et 32 milliards dintérêt. Notre dette extérieure est passée de 30,47 milliards de dollars en 1998 à 12 milliards de dollars à la fin mai 2006. Nous uvrerons de manière à la réduire à son plus bas niveau avant la fin de lannée pour en finir définitivement dans un proche avenir».Le quatrième aspect est lié au partenariat et à linvestissement. «Nous avons, bien sûr, encouragé le partenariat et les investissements étrangers qui trouveront toutes les facilités réglementaires et les garanties juridiques susceptibles daplanir les difficultés et de réunir les conditions favorables à une large et riche activité productive où seuls priment le professionnalisme et la qualité conformément aux normes et systèmes internationaux en vigueur» notamment, dit le chef de lEtat.
(Article: latribune-online.com)