
es services de sécurité algériens torturent régulièrement des détenus et la Grande-Bretagne ne devrait pas expulser vers ce pays des personnes soupçonnées d'activités terroristes, estime lundi 10 juillet l'organisation
Amnesty International.
"Les passages à tabac, les décharges électriques et l'ingestion forcée d'eau sale, d'urine ou de produits chimiques ne sont que quelques-unes des méthodes utilisées par les forces de sécurité algériennes, avec une impunité systématique", estime l'organisation dans un communiqué annonçant la parution d'un rapport sur l'Algérie.
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La Grande-Bretagne tente actuellement d'expulser plusieurs suspects vers l'Algérie, même si ces derniers craignent d'y être victimes de mauvais traitements.
"AUCUN CONTRÔLE"
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, est attendu en Grande-Bretagne cette semaine, et le premier ministre britannique, Tony Blair, espère signer avec lui un accord de principe stipulant que les détenus transférés en Algérie y seront bien traités.
Amnesty International affirme que son rapport montre que la police secrète algérienne (DRS) échappe au contrôle d'Abdelaziz Bouteflika.
"Le rapport d'Amnesty révèle que les autorités civiles n'exercent aucun contrôle sur la conduite et les pratiques de la DRS et que ses agents agissent en toute impunité, rendant un 'accord de principe' quasiment sans valeur", écrit l'organisation de défense des droits de l'homme.