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Le blog commente l'actualité politique Algérienne et publie les articles jugés intéressants.

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L'après l’élection de Nicolas Sarkozy

Le traité d’amitié définitivement enterré

Le nouveau président français ne croit pas en l'amitié entre les pays. L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française sonne le glas du traité d’amitié dont la signature devait intervenir avant la fin de l’année 2005 et qui a été remis en cause en raison de l’adoption par le Parlement français de la loi du 23 février 2005, glorifiant le colonialisme. Le nouveau président français ne croit pas en l’amitié entre les pays. Du moins, sa vision est aux antipodes de celle de son prédécesseur. L’homme que l’on présente comme un modèle de pragmatisme économique, perçoit autrement la refondation des relations entre Alger et Paris. Il a du reste exprimé son point de vue sur la question à la faveur de sa visite dans la capitale algérienne en octobre 2006. Cette refondation, qu’aucun politique français ne peut prendre le risque de ne pas vouloir, doit se faire, selon lui, loin du traité d’amitié. Sarkozy est d’avis pour l’établissement d’un partenariat d’exception sur la base d’un passé historique et d’intérêts communs. En plus clair, les entreprises françaises doivent avoir la primauté dans l’octroi des marchés retenus dans le cadre du plan de relance économique initié par le président algérien, sans pour autant que leur gouvernement français ne se sente obligé de faire preuve de repentance s’agissant du passé colonial de la France et ce qu’elle a fait subir au peuple algérien durant les 132 ans de présence. Le nouveau homme fort de la France, ne peut occulter le poids de l’Algérie – du reste n’est-il pas venu à Alger dans le but de quémander son soutien dans sa course à l’Elysée ? – et les opportunités qu’elle est en mesure d’offrir pour l’expansion des entreprises françaises soumises à rude concurrence par d’autres entreprises, tant européennes, asiatiques ou américaines. Mais Alger

va-t-elle se contenter de cet échange ? Belkhadem a donné la nette impression qu’Alger n’est nullement disposée à faire l’impasse sur les excuses officielles qu’elle a exigées de Paris. Dans son message adressé après l’annonce de l’élection de Sarkozy à la tête de la magistrature suprême, Abdelaziz Bouteflika a donné l’impression de tracer les contours d’une nouvelle page avec Paris. Aucune allusion n’a été faite au sort qui sera désormais réservé au traité d’amitié pour lequel Chirac a multiplié les gestes de bonne volonté en vue de conclure sa signature avant son départ de l’Elysée. «Nous devons unir nos efforts pour maintenir et développer notre coopération qui, pour être déjà multiforme et riche, n’en recèle pas moins des réserves importantes qu’il convient d’exploiter efficacement en vue du partenariat d’exception que nous ambitionnons pour nos pays». C’est dire que la nouvelle voie pour les relations algéro-françaises est tracée. Elle privilégiera l’intérêt commun aux sentiments. Ce qui n’est pas, forcément, une mauvaise chose par les temps qui courent.

(lejourdalgerie.com)

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