Au moment où lAlgérie souffre dinsuffisance en matière de production de blé et trouve des difficultés à répondre aux besoins du marché national, procédant pour combler le déficit à limportation, des contrebandiers acheminent le blé algérien vers des pays voisins pour le revendre. Pour contrecarrer ce genre de trafic, lorganisme régulateur du marché des céréales octroie en plus dun encadrement technique dappui, 100 DA/quintal de plus pour les céréaliculteurs qui vendent leur blé aux organismes de lEtat. LOIAC octroie depuis quelque temps 100 DA de plus par quintal de blé aux céréaliculteurs qui vendent leur produit aux organismes de lEtat. Pour les tarifs pratiqués, ils sont de 1.500 dinars pour le quintal de blé dur et 900 dinars pour la même quantité de blé tendre.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
Cette nouvelle forme dappui a été décidée par lorganisme importateur et régulateur du marché des céréales pour «encourager la production» et «encourager davantage les céréaliculteurs à vendre leur blé aux structures affiliées à lEtat», affirme le SG du ministère de lAgriculture, M. Chelghoum Abdessalam, en marge des travaux du séminaire arabe pour lévaluation des résultats dexamen et de développement dindicateurs de lutte contre la désertification, hier, à Alger. <o:p></o:p>
Le secrétaire général du ministère précise que si lEtat a décidé de subventionner les céréaliculteurs qui vendent leur produit à lOIAC, cest pour maîtriser davantage le marché du blé et dissuader les contrebandiers spécialisés dans le trafic de cette denrée. Selon lui, le blé est revendu sur le marché noir dans des pays frontaliers à 1.800 dinars le quintal, au moment où la production nationale est insuffisante pour couvrir les besoins du marché local et lalimentation des stocks.<o:p></o:p>
Sur le problème de la désertification, M. Chelghoum a rappelé devant les experts dEtats arabes que lAlgérie sest engagée depuis lindépendance dans la lutte contre la désertification par le fameux projet du barrage vert. Il a toutefois mis laccent sur la nécessité de convaincre les céréaliculteurs qui occupent des sols fragiles à abandonner cette culture au profit des arbres fruitiers et de lolivier, et ce, pour ne pas fragiliser davantage les sols et éviter un tant soit peu le phénomène de la désertification. «La céréaliculture accélère la désertification dans les régions fragiles», explique le SG du ministère de lAgriculture. Mais est-ce que cest une solution, avec lavancée du béton et létendue des sols fragiles en croissance. <o:p></o:p>
Pour le secrétaire général, «cette conversion vers larboriculture concerne essentiellement les terres fragilisées qui avaient déjà un mauvais rendement». Il explique: ces sols produisaient 5 à 6 quintaux de céréales à lhectare seulement. «Nous nous sommes rapprochés depuis 2000 des céréaliculteurs concernés, les invitant à changer de vocation et à investir dans larbre fruitier et lolivier. Aujourdhui ces terres donnent un meilleur rendement et nous sommes arrivés à reboiser 300 000 hectares des steppes qui étaient sérieusement menacés de désertification». Le représentant du ministère de lAgriculture affirme que paradoxalement la production des céréales est en augmentation dune année à lautre, et ce, grâce aux programmes dappui au développement agricole et par le choix étudié des sols pour telle ou telle culture. <o:p></o:p>
Le SG du département de lAgriculture a exposé la politique et les objectifs de lAlgérie en matière de reboisement, préservation de la steppe, lappui à lagriculture et la préservation du barrage vert, en indiquant quen 2006 pas moins de 68 000 hectares ont été reboisés. Selon le responsable, à partir de 2008, chaque année lAlgérie reboisera 100 000 hectares pour arriver à finaliser le projet dun million hectares reboisés qui a démarré en 2000. Notons que tous les représentants des pays arabes devaient présenter, hier, leur propre stratégie conçue pour lutter contre la désertification qui menace pratiquement lensemble de ces pays avec tout ce quelle peut engendrer comme conséquences économiques ayant un impact sur la sécurité alimentaire. <o:p></o:p>
Le représentant de lOrganisation arabe de développement agricole (lOADA), organisateur de ce séminaire, a plaidé pour une approche commune qui sera adoptée par lensemble des pays arabes dans la lutte contre la désertification. M. Chelghoum a lui aussi plaidé pour une approche commune. «Si lAlgérie adopte une stratégie de lutte contre la désertification et le Maroc, la Mauritanie ne le font pas, on nobtiendra jamais de bons résultats», conclut-il.
(Articile : Quotidien-oran.com)<o:p></o:p>