Trois civils, dont un médecin, ont été blessés par des éclats et des bris de vitres d'un hôpital de Bint-Jbeil, plus à l'est, dont les abords étaient pilonnés, selon un nouveau bilan du président de la municipalité de cette ville frontalière.
Cinq habitants du village voisin de Maïfadoun ont été blessés, dont un très grièvement, dans le bombardement de la mosquée du village, selon la police.
Toutes les localités frontalières étaient pilonnées par intermittence, par air, terre et mer, et aucun bilan de victimes n'était disponible en début de soirée.
Deux civils ont été blessés dans le bombardement d'axes routiers dans l'Iqlim at-Touffah, un massif à une cinquantaine de km au sud-est de Beyrouth, où une position de l'armée libanaise, à Sarba, a été touchée. Des témoins ont affirmé avoir vu des blindés en feu, mais la police n'a pas fait état de victime.
Un civil a été blessé lors du bombardement de sa camionnette dans la vallée de la Békaa, limitrophe de la Syrie, où l'aviation israélienne a poursuivi le bombardement des routes après avoir coupé, avant l'aube, la route internationale Beyrouth-Damas par quatre raids à 600 m du poste-frontière libanais de Masnaa. Un civil a été blessé lors de ces raids.
Le Hezbollah a annoncé dimanche la mort de deux de ses combattants sans en préciser les circonstances, ce qui porte à 34 le chiffre annoncé des pertes dans ses rangs depuis le début de l'offensive israélienne. Son allié chiite Amal a fait état de six tués.
u moins 57 personnes, dont 32 enfants, ont été tuées dimanche dans le pilonnage du Liban, le nouveau bilan des personnes ayant péri dans ce pays s'établissant à 516, dont 441 civils, au dix-neuvième jour de l'offensive lancée par Israël, selon un bilan partiel établi à 17H00 GMT par l'AFP.
Le ministre libanais de la Santé, Mohammad Khalifé, a estimé dimanche à au moins 750 le nombre des tués, en grande majorité des civils, et au moins 2.000 le nombre de blessés depuis le déclenchement, le 12 juillet, de l'offensive israélienne contre le Liban.
Dimanche, au moins 52 civils, dont 30 enfants, ont été tués dans le bombardement avant l'aube du village de Cana, au Liban sud, la plupart dans l'effondrement d'un immeuble sur un abri où 63 personnes avaient cherché refuge, selon un bilan de la Défence civile.
Huit survivants, blessés, ont été évacués vers l'hôpital gouvernemental de la ville côtière voisine de Tyr et les opérations de secours ont été suspendus à la tombée de la nuit.
Cinq membres d'une même famille, dont deux enfants, ont été tués sous les décombres de leur maison, détruite dans le bombardement de Yaroun, au sud-est de Tyr.
Au total, 516 personnes, dont 441 civils, 29 militaires et gendarmes libanais, ont péri durant cette période, selon un bilan partiel établi par l'AFP de sources hospitalières et policière.
Quatre observateurs militaires de l'Onu ont été tués sous les décombres de leur poste bombardé par Israël, de même qu'un membre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et son épouse.
Au moins 74 civils, dont un grand nombre d'enfants, sont toujours ensevelis sous les décombres dans la région de Tyr.
Le chiffre des victimes civiles des bombardements qui ont provoqué des dégâts considérables dans la banlieue sud de Beyrouth n'était pas disponible.
Durant cette période, au moins 872 civils, 81 soldats et gendarmes libanais et huit soldats de l'Onu ont été blessés.